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Révélation de Nabucco

Alter ego

Nabucco, c’est l’histoire d’une rencontre dont les fondements plongent au-delà des limites du tangible, du côté éthéré de la perception. En 1997, dans le sillage d’une mécanique céleste les dépassant, un parfumeur et deux créateurs se croisent, se reconnaissent et s’unissent afin d’écrire un almanach dédié aux parfums.

Dans un premier temps, l'inspiration se dérobe dans les replis d’un labyrinthe, tandis que les trois hommes expérimentent outils numériques et formules chimiques, sans jamais parvenir à traduire avec précision l’élan qui palpite en eux.

Les équinoxes se succèdent avant que leur chemin ne les mène à une représentation de l’Opéra de Verdi. Les planètes venaient alors d’opérer un ultime mouvement conférant au tableau cosmique de troublantes similitudes avec sa configuration, en 600 avant J.-C., dans le ciel mésopotamien.

L’étude de documents rares retraçant l’existence des merveilleux jardins suspendus de Babylone les amène, telle une évidence, à délaisser les outils numériques pour le maniement d’outils traditionnels, tels que ceux utilisés par les premiers initiés. Naîtra alors le Vaisseau Nabucco. Habités, ils s‘inspirent de l’architecture des terrasses et conçoivent l’ordonnance de leurs fragrances dans le respect des essences végétales cultivées dans la région il y a 25 siècles. La piste est ouverte, les sens convoqués : de cette alchimie jaillira l’huile de Parfum Fin.

Guidés désormais par un fil tendu entre deux âges, ils étudieront ensuite une gravure égyptienne datée du culte d’Isis et Osiris où apparaît une Amulette. De cette découverte, ils imaginent ce qui symbolise la passerelle entre le monde minéral et végétal, le djed pour Parfum Fin.

Restait à s’entourer des meilleurs artisans, orfèvres de leur discipline, pour donner corps aux croquis précisément posés sur le papier. Ce fût une quête patiente, aventure parsemée de signes, durant laquelle ils sont initiés aux métiers de la parfumerie, du verre, du métal, du bois, du textile. Ne manquait qu’un écrin. Il se révèlera aux yeux des trois hommes par le targûmân d’un reflet sur un échantillon de verre poli, la clé ouvrant à leurs découvertes les Portes du temps.

Le principe premier est à présent reproduit, maîtrisé. La révélation au monde peut débuter : le cycle du temps, traversé par le souffle éternel d’un mouvement esquissé dans un jardin légendaire, boucle son trajet lors de l’équinoxe de printemps 2013.

Nous voici réunis.